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03.09.2011

Nouvelles inspirations

Il se laissait regarder, amer et troublé, froid. Sa danse ambrée le séduisait. Captivé par un seul tintement, un moindre éclatement, l’homme seul hésitait. Laissant le temps décomposer ses sens un par un comme s’il lui filait une énigme entre les doigts. Froids. Il était comme le plomb qu’on change en or, de plus en plus clair, brillant, le long d’un processus engourdissant. Tandis que l’arôme fumé toujours plus furtif le pressait, il hésitait. Entre laisser se noyer des larmes imaginaires et déposer enfin ce verre sur la table.

C’est ce qu’il fit, libérant un son mat ! Car il préférait le whisky sec. Sur cette même surface de chêne vernis, un jeu d’échecs était déployé, assorti. L’homme avait pris place devant un miroir. Entre eux deux, le plateau, les blancs de son côté. À sa gauche l’or en transmutation et sur l’autre rive un verre de rhum sans glace, le teint halé, imperturbable.

Ils se regardèrent, puis d’un air entendu soulevèrent le rhum ensemble jusqu’à le faire tinter.Il n’avait plus qu’à le porter à ses lèvres pour humer ce parfum vanillé devant lui ouvrir la voie de mille plaisirs confondus.

Avait-il besoin d’éclaircir ce mystère ? Il était seul, voilà tout !

 

Fin août - début septembre 2011

20:03 Écrit par Jules Cybèle dans Projets d'écriture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

26.08.2011

Flyers à partir de septembre

Extérieur

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Intérieur

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19:13 Écrit par Jules Cybèle dans Actualité, Le Jet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

14.06.2011

Jules Cybèle : une histoire de symboles

Pseudonyme & initiales

Si l’on aborde le livre par le dos, en cherchant le nom de l’auteur, on lira simplement : J.C. Cela est volontaire, je vise toujours l’imaginaire en premier. À quoi renvoient ces initiales dans notre imaginaire ? J’escompte : Jésus-Christ, voire Jules César.


Pourquoi ces références implicites ?

Deux figures emblématiques chargées de symboles : un martyr et un conquérant. Dont le point commun est d’avoir été mis à mort. Le sang versé est symbole de trahison, de vie volée, de violation. On peut même parler de profanation, car tous deux sont sacralisés après leur mort. Et pour couronner le tout, ils ont chacun bravé la mort à leur façon sous la forme d’avatars divins.
Par ces actes de divinisation, je vois un refus de considérer la mort comme une fin. L’immortalité, résonne pour moi comme un deuil inachevé. Une façon de minimiser la distance qui nous sépare de l’être disparu. Le deuil a souvent guidé ma plume jusqu’à maintenant. Cependant, la mort n’en a jamais été l’impulsion de départ.
Quant à l’amour, c’est une autre histoire. À lire Jules Cybèle, on se rend compte que l’amour entraine quelque chose de mortifère. Il blesse, fait couler les émotions du cœur comme le sang de Jésus sur la croix, dénoncé par Judas, ou celui de César, trahi par ses pairs. Trahison entraine déception, comme l’amour. Ici, pour Jésus Christ, Jules César ou Jules Cybèle, elle conduit même à la mort.


Jules Cybèle

L’extase religieuse des fidèles de Cybèle, déesse primordiale de Phrygie dont le culte était assez répandu dans l’empire romain, les conduisait parfois jusqu’à l’émasculation. Amour divin et fusionnel menant à la destruction de soi au profit de l’entité protectrice. Où l’amour et la mort se rencontrent, comme une naissance inversée, un retour au sein maternel.

Au-delà de la morbidité et de l’effroi qu’elle suscite, ou même de l’annulation de soi, j’ai choisi d’aborder la mort comme une éternelle naissance, une impulsion de vie : « Le Jet ».

12:53 Écrit par Jules Cybèle dans Sur l'auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

16.03.2011

Interview de Jules Cybèle pour Chloé des Lys

1. Pseudo ou nom réel ?
Non réel. Je voulais absolument un pseudo qui ait du sens pour moi. Après une longue réflexion, tant sur l’esthétique que sur la symbolique, je me suis arrêté sur celui-là. Quand on sait que je suis passionné par l’Antiquité on peut faire plusieurs liens avec Jules Cybèle. Je voulais que le lecteur puisse, rien qu’en lisant le nom de l’auteur, avoir un aperçu de ce qui l’attend. Vous voulez que je vous explique ? Bon allez…
Jules Cybèle… Premièrement Cybèle, une déesse primordiale phrygienne aux cultes sanglants, ensuite Jules… Jules C. pour César, car ce fut un grand conquérant et j’espère que son égide me guidera… J. C. Tiens ! Qui voilà ? Le messie en personne se serait caché dans mon pseudo ? Et oui… il y a tellement de choses qui nous lient malgré moi… Mais ceux qui m’ont comparé à lui ne l’ont surement jamais rencontré en vrai ! Le pauvre…

2. L’Antiquité… Dans « Le Jet », tu cites pas mal de références aux Celtes…
Exact ! Je trouve ça important de mettre en avant notre véritable fond culturel. À l’école on enseigne le latin, la langue des vainqueurs. Tout le monde peut connaître Mars et Venus. Mais ce n’est qu’une facette de notre patrimoine culturel, elle-même altérée par la culture grecque. Je voulais mettre en scène un retour aux sources du personnage, un retour à lui-même. Il cherche qui il est quand comprend qu’il l’ignore. Et la mythologie archaïque est pour moi un complément naturel de la psychanalyse pour approfondir les mystères du psychisme humain.

3. Et d’ailleurs, tu fais quoi dans la vie ?
Justement, j’ai un diplôme d’assistant en psychologie (tout s’explique, comme diraient certains…) et j’ai travaillé un peu en tant qu’intervenant social l’année dernière [2009], il est difficile de trouver un emploi dans cette branche, et surtout dans la région. Entre les annonces qui demandent permis, voiture, telle ou telle condition, tel passeport, ou telle formation que vous ne pouvez de toute façon pas avoir si vous ne bossez pas dans le milieu (etc.) et le manque de reconnaissance de ce diplôme, je peux encore attendre, je le crains... Actuellement [2011], j'effectue une formation de Bibliothécaire breveté.

4. Tu habites où ?
La Cité Ardente… Vous savez, là où l’on a construit une soucoupe volante toute blanche… Ah bon, c’est la gare ? Autant pour moi… Liège… Une ville nocturne un peu folle.

5. Qu’est-ce qui t’a lancé dans l’écriture ?
Une imagination débordante ! J’ai d’abord commencé par me projeter dans un univers imaginaire typé heroic fantasy, j’avais besoin de fixer tout ce qui jaillissait dans ma tête. Pour ça, j’ai été influencé par les livres dont vous êtes le héros où le lecteur est le héros de l’histoire. En écrivant, j’ai donc voulu rester le héros de ma propre histoire ! Puis j’ai appris à doser le « je » avec la poésie lyrique, quand j’ai ressenti le besoin d’exprimer quelque chose de plus élaboré au niveau des émotions. « Je » est resté longtemps au centre de mes écrits. « Le Jet » est d’ailleurs rédigé à la première personne. Maintenant, j’estime que « je » peut se reposer et laisser place à d’autres horizons, notamment romanesques. Et je vous dis déjà que la fantasy sera au rendez-vous !

6. Comment t’as atterri chez Chloé des Lys ?
Quand j’ai découvert Chloé des Lys, tout à fait par hasard, j’ai consulté le catalogue en ligne et me suis rendu compte qu’on y publiait de tout et certains ouvrages m’ont intrigué par leur aspect quelque peu insolite. Comme je cherchais une maison d’édition susceptible d’accepter l’auteur quelque peu dérangé que je suis, j’ai pensé que je frapperai sans doute à la bonne porte ! Je ne me suis pas trompé ;-)

7. Tu nous parles de ton style ?
De la poésie, avant tout. Et la prose peut être poétique. J’aime surtout jouer avec les métaphores, les images, les ressentis, l’ambiance psychologique qui trouve écho dans l’environnement. Pour ça, j’ai un côté symboliste. La poésie permet de voyager au-delà des mots, d’ailleurs une de mes priorités a toujours été de ne pas enfermer le lecteur dans un récit déterminé par le sens littéral. Que son esprit puisse se laisser bercer par l’histoire et trouver lui-même son chemin à travers la trame. On pourrait qualifier mon style d’onirique, car il mélange fantastique, épouvante, symbolisme, parfois même surréalisme à tel point que le récit devient rapidement ambigu. Enfin, je me dois de mentionner l’érotisme omniprésent qui rend parfois l’atmosphère assez glauque.

8. Des ouvrages qui t’auraient marqué ?
Le Banquet de Platon. Je ne désespère pas de retrouver un jour ma moitié perdue.
La Religieuse de Diderot. Comme dit King Diamond : « What's going on behind these walls ? ».
Les fleurs du mal de Baudelaire. Amour et mort sont indissociables.
Bel Ami de Maupassant. Je suis intrigué par les personnages féminins de cet auteur.
Thérèse Desqueyroux de Mauriac. Un bon livre de psychologie.
L’enfant de sable de Tahar Ben Jelloun. À mi-chemin entre voyage initiatique et onirique…
Contes pour petites filles perverses de Nadine Monfils. Iconoclaste et poétique.

9. King Diamond ! Tu le cites dans ta nouvelle celui-là…
Oui… C’est un chanteur phénoménal. Et sa musique dégage une ambiance inquiétante. Je ne pratique pas de musique mais découvrir de nouveaux groupes et de nouveaux styles régulièrement est vital pour moi. Mes goûts sont très diversifiés, les genres extrêmes et mélodiques attirent toutefois davantage mon attention. Je pense que mon style littéraire est influencé par les musiques que j’écoute : un style d’écriture poétique pour des images extrêmes…

10. Serais-tu aussi cinéphile ? As-tu des films cultes ?
Alors là… la liste serait trop longue… On va essayer de synthétiser…
J’aime les histoires épiques : Conan le barbare, Willow, King Arthur. Côté manga : Princess Mononoke de Miyazaki, un conte chamanique, enivrant et poétique. Naturellement, j’aime les fresques historiques : Braveheart ou encore Alexandre d’Oliver Stone.
Je me laisse envoûter par les ambiances sombres : Batman (celui de Tim Burton) ; les ambiances glauques : Le sixième sens et The Others ; les futurs désespérés : L’armée des 12 singes, un des rares films où le voyage dans le temps ne donne pas lieu à des paradoxes insolvables, et côté manga Venus Wars, un drame violent post-apocalyptique.
Sinon, j’adore les trames tordues : Taxidermia, film hongrois de György Pálfi, immonde… Un des films les plus audacieux qu’il m’ait été donné de voir.
Et pour terminer, sachez que j’apprécie aussi les histoires tristes ! Comme le Barbier de Sibérie et Neverland, lequel a même réussi à m’arracher une larme…

11. Pour finir également, quelle est la question la plus stupide qu’on pourrait te poser ?
Ben celle-là justement…

02:09 Écrit par Jules Cybèle dans Actualité, Sur l'auteur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

Sortie officielle : "Le Jet" appelle ses lecteurs !

Enfin, le voici ! Le Jet référencé, disponible sur commande via :

- Chloé des Lys (la maison d'édition)

- Chapitre.com

- Furet du Nord

Pour mieux me connaître au-delà du blog :

- Présentation sur Aloys, blog cédélien (se dit des habitués de la maison Chloé de Lys)

01:53 Écrit par Jules Cybèle dans Actualité, Le Jet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

01.01.2011

La Feuille d'Aventure

Après plus de 3 ans d'inactivité, la Feuille d'Aventure rejaillit du passé, avec son numéro 6 flambant neuf !

Thème : les livres-jeux font-ils partie de la littérature ? Un long débat, rudement mené par Jehan et Paragraphe 14, experts en biblioludologie ;-)

Téléchargez les numéros ici même ou sur Portail LDVELH

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21:33 Écrit par Jules Cybèle dans Jeu de rôle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |  Facebook |

10.12.2010

L'avis du bibliothécaire

Lire le compte-rendu de Nicolas

Premier petit compte-rendu (à propos de la présentation à Herstal), rédigé par un bibliothécaire de profession. Cela fait toujours bizare la première fois, surtout quand on tombe dessus par hasard !

21:11 Écrit par Jules Cybèle dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |